le 13 avril 2017

Il existe deux façons pour les entreprises d’aborder la qualité de vie au travail. L’une consiste à n’agir que sur les aspects périphériques, « cosmétiques » du travail, en recherchant un gain immédiat – forcément fugace – en termes d’image. L’autre, sincère, s’attaque au cœur de la problématique : le travail, son organisation, sa gestion. Cette seconde approche peut apporter un gain de compétitivité et de performance inestimable, et ce pour de nombreuses raisons. En voici quatre.

La QVT génère de l’engagement

De nombreuses études, comme celle de Terra Nova en 2016, établissent un lien direct entre QVT et compétitivité. Toutes s’accordent à voir dans le management un pilier de la QVT. Celui-ci doit permettre à chaque salarié de s’exprimer sur son travail et la façon de l’exécuter. Or le management « à la française » est encore imprégné de taylorisme. Moins que l’adhésion des collaborateurs, le modèle hiérarchique pyramidal fonctionne sur l’obéissance, impose plus qu’il ne stimule.

En favorisant l’autonomie et la bienveillance, un management « QVT compatible » génère la satisfaction et l’engagement des collaborateurs. Sollicités par le manager qui prend en compte leurs idées et suggestions pour fournir un travail de meilleure qualité, ces derniers s’investissent, cherchent à innover pour améliorer les performances de l’entreprise. Parce qu’il est à l’écoute de leurs attentes et de leurs aspirations, le manager renforce leur sentiment d’appartenance et accroît leur motivation.

Complimenter un collaborateur pour un travail bien fait contribue également à sa satisfaction et à son engagement. Selon une étude de Malakoff Mederic, l’impact positif du sentiment de reconnaissance sur l’engagement des salariés est évident. Pour 59 % de salariés franciliens qui se sentent reconnus par leur hiérarchie, 89 % « cherchent systématiquement à améliorer leur façon de travailler », ce qui représente 6 points de plus que la moyenne.

La QVT fait baisser l’absentéisme

Une démarche QVT sérieusement conduite engage toujours un cercle vertueux : des études montrent que les salariés plus engagés sont moins souvent absents.

Selon le 8e baromètre de l’absentéisme d’Ayming, le niveau d’absentéisme en France reste élevé, puisqu’il se situe à environ 16,6 jours par salarié en 2015, et se traduit par un allongement de la durée des absences, à l’instar des chiffres publiés par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS). Au  niveau national, les coûts directs de l’absence et de l’absentéisme, qui représentent environ 5,8 % de la masse salariale (charges incluses) s’élèveraient à environ 45 milliards d’euros pour l’ensemble des entreprises du secteur privé. Et si la QVT représentait le moyen de faire baisser la facture ?

D’après l’étude Malakoff Mederic citée précédemment, la QVT au travail n’est pas que génératrice d’engagement : son impact sur l’absentéisme se vérifie en effet en Ile-de-France. Ainsi, les salariés qui évaluent très positivement leur qualité de vie au travail (26 %) sont 22 % moins nombreux à avoir eu au moins un arrêt maladie dans l’année. De nombreuses autres études confirment cette tendance.

La QVT augmente la satisfaction client

Si la satisfaction client est une notion déjà ancienne, elle s’est trouvée liée à un autre concept avec l’expansion du digital, celui d’expérience client. Que ne fait-on, depuis le début des années 2000, pour optimiser, soigner, bichonner cette sacro-sainte expérience client ! Guerre des talents aidant, une symétrie des attentions s’est développée entre expérience client et expérience salarié. Initialement destinée à attirer et fidéliser les meilleurs collaborateurs, l’amélioration de l’expérience salarié impacte in fine favorablement la qualité de l’expérience client.

De fait, qu’il soit employé ou manager, le salarié heureux dans son travail s’y engage davantage. Là où un collaborateur mal dans son poste, sans autonomie et peu reconnu fera le minimum, lui fera preuve d’écoute et d’empathie auprès de son client, se décarcassera pour trouver une solution à son problème. Le lien entre satisfaction des collaborateurs et satisfaction des clients est si évident qu’il constitue un motif stratégique pour mettre en place une vraie démarche QVT, s’appuyant sur une solution puissante et efficace.

La QVT améliore la réputation employeur

Depuis l’avènement du digital et l’explosion des réseaux sociaux, les salariés ont calqué leurs comportements professionnels sur leurs nouvelles habitudes personnelles de consommation et d’échanges. De même qu’on s’informe sur le web avant d’acheter, de même qu’on consulte les notes attribuées par les internautes à un hôtel ou un restaurant avant de s’y rendre, on cherche à tout savoir de l’entreprise qu’on envisage de rejoindre. La réputation des employeurs se joue désormais sur les forums, chats et autres sites comme Glassdoor permettant de noter son entreprise.

Si les salariés mécontents ou malheureux n’hésitent pas à le faire savoir, il en va de même des salariés satisfaits qui estiment leur employeur. La QVT est ainsi devenue le plus sûr moyen de bénéficier d’une réputation employeur positive, atout extrêmement précieux pour l’entreprise et sa marque employeur. L’impact en termes de ROI est multiple : baisse des coûts de sourcing et de recrutement, baisse du turnover et des coûts engendrés par celui-ci…

Les liens entre QVT et marque employeur seront, par ailleurs, étudiés en détail dans un prochain article sur ce blog.

 

FacebookTwitterGoogle+