le 2 juillet 2015

Agir sur le bien-être des salariés, mission impossible dans un groupe de plus de 100 000 personnes ? Pas pour Orange, dont le baromètre social révèle une embellie en 2014. Ludovic Guilcher, Directeur des Ressources Humaines Adjoint chez l’opérateur télécom analyse les raisons de ce changement.

Un baromètre social sonde le bien-être des salariés

Lancé en septembre 2010 à la suite des tragiques événements qui ont endeuillé l’entreprise en 2008 et 2009, le baromètre social d’Orange s’appuie sur un sondage semestriel réalisé par l’institut CSA. Contactés par téléphone, les 4000 salariés du panel français évaluent cinq thématiques sur une échelle de -100 à +100 : la qualité de vie au travail, la relation managériale, la reconnaissance, la stratégie et les perspectives professionnelles.

« De 0 à 15, l’Institut de sondage indique que la note est correcte. Entre 15 et 30, elle est bonne, et au-delà de 30 elle est excellente. Au contraire, si elle est en-dessous de zéro, cela signifie que le salarié n’est vraiment pas satisfait » détaille Ludovic Guilcher.

En 2014, les employés semblent se réconcilier avec l’entreprise, à qui ils attribuent une note moyenne de 7/10. Parmi les critères les mieux notés, le bien-être au travail et la fierté d’appartenance au groupe. En queue de peloton, la « charge de travail » et « l’équité des rétributions »… prochains chantiers RH d’Orange ?

Plus de 3000 professionnels des Ressources Humaines sur le pont

Pour atteindre ses objectifs en matière de bien-être au travail, Orange a mis ses équipes RH sur le pont. En France, 3 200 professionnels des ressources humaines sont à l’écoute des salariés du groupe. La réflexion sur la qualité de vie au travail d’Orange ne s’arrête pas aux frontières hexagonales : certaines politiques, comme la promotion de la diversité, sont menées sur l’ensemble des sites du groupe.

Le droit à la déconnexion, nouveau défi d’Orange

Un accord d’entreprise permet aux salariés de ne pas répondre aux mails après 18h ni le weekend, et à préférer les échanges de vive voix aux messages électroniques. Elle s’inscrit dans les évolutions actuelles du cadre de travail, qui rendent de plus en plus ténue la frontière entre le bureau et la maison. Pour Ludovic Guilcher, les entreprises doivent tenir compte de ces changements. Impossible désormais de délimiter clairement le temps de travail, puisqu’il n’est plus égal à celui passé au bureau. A l’inverse, les salariés ne doivent pas se sentir envahis par leur travail lorsqu’ils sont chez eux. « Il faut être pragmatique et trouver un équilibre entre les différentes temporalités » conclut Ludovic Guilcher.

Et vous, que pensez-vous du droit à la déconnexion ? Répondez-vous à vos mails le week-end ? Ecrivez-nous : the-office@wittyfit.com

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