le 16 septembre 2015

Le champion français du covoiturage, BlaBlaCar, vient d’être élu 1er du classement Glassdoor des entreprises où il fait bon vivre. Laure Wagner, « first employee » et porte-parole de BlaBlaCar, nous délivre les trois secrets de la startup pour rendre heureux ses salariés.

Des valeurs « Fun & Serious »  fondements de la culture d’entreprise

La route a son code, BlaBlaCar a ses valeurs. 10 valeurs pour être précis, écrites en vert, bleu et rouge (les couleurs de l’entreprise). Comme autant de panneaux routiers indiquant la direction à suivre, les valeurs de BlaBlaCar jalonnent les couloirs de leurs bureaux. Pour comprendre leur omniprésence et leur importance, il faut remonter 2 ans en arrière…

« Ces valeurs, nous les avons écrites ensemble »

« C’était en février 2013. Nous n’étions alors qu’une soixantaine de salariés en séminaire à la montagne. Nous venions de lever des fonds et voulions conserver l’esprit start-up de nos débuts. On a alors décidé de réfléchir aux valeurs qui nous définissaient. Et de les écrire ensemble, pour ne pas oublier d’où l’on vient ». Quelques semaines plus tard, et avec l’aide de la plume inspirée du fondateur Frédéric Mazzella, les valeurs de BlaBlaCar étaient résumées en 10 leitmotivs… emportant très vite l’adhésion de l’ensemble des équipes.

« Nous les utilisons tous les jours au travail »

Mais quelles sont donc ces mystérieuses valeurs ? « C’est notre identité déclinée en phrases courtes, percutantes et en anglais pour que tous les collaborateurs se sentent concernés. » Citons-en quelques-unes : « Fun & Serious », « Done is better than perfect » ou encore « Never assume, always check ». Ces guidelines ne sont bien sûr pas sans rappeler les valeurs de Facebook ou de Google, et notre porte-parole ne s’en cache pas : « nous nous inspirons de ce qui se fait de bien ailleurs, et le remodelons à notre sauce. Il faut bien avouer qu’en termes de management, on a beaucoup à apprendre des success stories américaines ». Loin d’être purement déclaratives, Laure assure que ces valeurs font partie intégrante de son quotidien, et que ses collaborateurs les ont assimilées jusque dans leur façon de parler. « Nous les utilisons tous les jours dans notre travail, parfois de manière inconsciente. Par exemple «  Done is better than perfect » peut être utilisé pour trancher un point difficile en réunion, tandis que « Never assume, always check » sera souvent cité dans les mails d’un chef de projet web voulant s’assurer d’un travail bien fait ».

Des outils digitaux en renfort du management

BlaBlaCar est un enfant du web, et elle utilise largement les outils digitaux pour former ses salariés et communiquer en interne.

« Avec 20 nouvelles recrues par mois, il  est devenu nécessaire de faire évoluer notre méthode de formation »

Pour améliorer son volet formation, la start-up a développé le BlaBlaLearn, plate-forme e-learning de Knowledge sharing qui propose aux nouvelles recrues des formations réalisées par des salariés pour d’autres salariés. Des vidéos courtes de 2-3 minutes expliquent ainsi comment tenir un stand de promotion sur un festival ou organiser un reportage télé.  « Avec 20 nouvelles recrues par mois dans 19 pays, il est devenu nécessaire de faire évoluer notre méthode de formation. Parfois, il fallait attendre un mois qu’un salarié indien vienne au siège afin de le former à nos nouveaux outils. Désormais, avec les formations en ligne, tout est instantané. »

 « Tout le monde doit se sentir intégré »

Le BlaBlaShare répond quant à lui aux problématiques de communication interne dues à l’internationalisation grandissante de la société. Sorte de blog interne, il  permet à tout un chacun de partager ses bonnes nouvelles avec le reste du monde, qu’il s’agisse d’un record d’affluence sur un festival en Italie ou de la signature d’un partenariat important en Inde. « C’est très important pour nous que tout le monde se sente intégré, surtout à l’autre bout du monde. » nous confie Laure.

Enfin, toute dernière venue, le  BlaBlaFaces est une application, sous forme de quizz, pour apprendre les prénoms de chacun des collaborateurs. « Nous l’avons lancée en avril 2015 et elle a connu un succès retentissant, les salariés se prenant tellement au jeu que les réunions en étaient parfois perturbées ! » en plaisante Laure. D’ailleurs, elle aussi s’amuse à faire défiler devant nous les photos des salariés sur l’appli, en déclinant leur prénom pour nous prouver qu’elle connait parfaitement l’ensemble des collaborateurs.

Des bureaux conçus pour favoriser la convivialité

Les locaux de BlaBlaCar sont à leur image : chaleureux et colorés. Si vous vous y rendez un jour, vous verrez que tout est y est BlaBla : les noms des salles de réunion, les sacs accrochés aux murs ou encore les logos des sweats bleus qui peuplent les porte-manteaux. Outre les références au nom de la société, la déco est résolument jeune : fauteuils en forme de « Bla », valises empilées dans les coins, photos de voyage accrochées aux murs, etc.

Babyfoot

« Fred, tu peux me passer la confiture s’il te plaît ? »

Des espaces de vie ont été aménagés pour permettre un maximum d’échanges entre le personnel. A commencer par la salle de babyfoot, où les combats font rage à la pause-déjeuner. Et puis cette imposante cuisine où, tous les vendredis matins, les collaborateurs prennent le petit-déjeuner ensemble. « Cette cuisine est un lieu familial, où les titres s’effacent. Il n’est ainsi pas rare d’entendre un développeur demander à notre fondateur « Fred, tu peux me passer la confiture s’il te plait ?  » nous déclare Laure, le sourire aux lèvres.

Les salariés sont  également mis en avant. D’abord, sur le mur des ambassadeurs où figurent les avis des salariés de BlaBlacar les plus actifs en tant qu’utilisateurs du service. Ensuite, sur le trombinoscope géant annonçant les anniversaires des employés chaque semaine. Enfin, filant la métaphore jusqu’au bout, chaque salarié a le droit à une plaque d’immatriculation à son nom sur son bureau.

« Les BlaBlaSwap contribuent à faire des bureaux un lieu d’échange formidable »

Une semaine par an, chaque salarié de BlaBlaCar a le droit d’aller travailler dans les bureaux à l’étranger avec les BlaBlaSwaps. . « Cette initiative a beaucoup de succès, et créer des liens forts entre toutes les équipes malgré l’éloignement. Une collègue Polonaise peut passer une semaine à New Dehli par exemple.» affirme Laure. Enfin, le siège organise une BlaBlaParty (soirée interne) toutes les six semaines à l’occasion des International Week où les country managers se retrouvent à Paris pour partager des bonnes pratiques.

Et après ?

Laure affirme que la société continuera à se donner tous les moyens de conserver sa culture « Fun & Serious », qu’elle ne souhaite pas sacrifier à son développement. Parce que le plus important pour BlaBlaCar n’est pas la destination, mais bien le chemin pour y parvenir…

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