le 24 mai 2017

Quel est l’état de santé des salariés au bureau ? Le nouveau baromètre Malakoff Mederic nous livre quelques réponses en demi-teintes. De leur côté, les infirmiers ne voient pas leur QVT s’améliorer et interpellent le futur ministre de la Santé : c’est le second sujet que nous avons choisi de traiter dans cette revue de presse et du web QVT. 

Baromètre de la santé des travailleurs français

Comme chaque année, Malakoff Médéric a publié son baromètre de l’état de santé des travailleurs français, dont plusieurs médias se sont fait l’écho. Un bilan plutôt positif, mais des interrogations sur l’avenir.

Pour le site forbes.fr (2 mai), « les conditions de travail des salariés s’améliorent ».

La rédactrice de l’article relève que « le nombre de salariés déclarant leur travail physiquement et nerveusement fatigant est en baisse : 45 %, contre 54 % en 2009 ». Elle fait aussi état de nombreux chiffres positifs concernant les postures pénibles, le port de charges lourdes ou l’utilisation de machines dangereuses.

L’article du Figaro (28 avril) consacré à cette étude offre un angle moins optimiste. Le rédacteur met en exergue que « 42% des salariés estiment que l’ère du numérique a accéléré leur rythme de travail… et pensent que la tendance va s’accroître ». Il note aussi que 75% des salariés « attendent de leur employeur un suivi régulier de leur état de santé ».

Face aux résultats de l’étude, le site de Santé Magazine (3 mai) interroge : « La digitalisation du travail, une bonne chose ? ». Le rédacteur insiste sur la nécessité de « Développer plus d’actions de prévention dans les entreprises ».

Enfin, le site radins.com (2 mai) note que si « Les conditions de travail des Français sont moins difficiles qu’en 2009 », ils sont « 40 % à affirmer souffrir d’un manque de reconnaissance au travail, quand 36 % estiment avoir du mal à concilier leur vie professionnelle et leur vie privée » ; et relève qu’ils « sont également nombreux à affirmer travailler de chez eux en dehors des heures de travail (24 % pour les salariés, 35 % pour les cadres) ».

QVT des soignants : bronca contre les dernières annonces de Marisol Touraine

Nous avions évoqué, dans notre précédente revue de presses infirmiers, le plan d’amélioration de QVT de Marisol Touraine réservé aux professionnels de santé libéraux. Retour à la fonction publique et au cas des infirmiers, qui réagissent fort mal à l’annonce du montant de la revalorisation de la prime de nuit initiée par la ministre.

« Une augmentation de 1,50€ net pour 10h de nuit travaillées… Il ne s’agit pas d’une erreur de frappe […] 15 centimes de l’heure ! ». Publié sur le site infirmiers.com (28 avril), le communiqué de la Coordination nationale des infirmières donne le ton. La CNI s’indigne également du faible montant alloué à la lutte contre les risques psychosociaux des infirmiers : « La ministre n’aura pas su, ni voulu, entendre la souffrance des soignants ».

Le site pourquoidocteur.fr (30 avril) se fait le relais de cette colère. Reprenant les points forts du communiqué de la CNI, un article rappelle qu’en début d’année « 14 organisations syndicales d’infirmiers […] s’étaient mobilisées pour faire grève afin de dénoncer des conditions de travail dégradées et un «mépris» de la part du gouvernement ».

À nouveau sur le site infirmiers.com (27 avril), une tribune signée de la rédactrice en chef Bernadette Fabregas expose aux candidats à la présidentielle « ce que les infirmiers attendent du prochain ministre de la Santé ». Affirmant que « la profession ne regrettera pas Marisol Touraine », elle rappelle ce que les infirmiers espèrent des politiques de santé à venir. Sont notamment cités les « 9 priorités pour l’avenir de la profession »  de l’Ordre national des infirmiers et le document de 37 pages « Accès aux soins : répondre aux défis de demain » du syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux.

 

 

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