le 1 décembre 2015

28 ans de moyenne d’âge, un loft avec vue sur Montmartre comme bureaux,  un quotidien rythmé de surprises pour ses employés, My Little Paris est à l’image de ses newsletters : inspirée et inspirante. Un mode de vie prisé par les jeunes diplômé(e)s.

Des bureaux « comme à la maison »

Au cœur du quartier de Barbès, c’est un immeuble de sept étages qui accueille les employés de My Little Paris, au fond d’une petite cour pavée, bordée de verdure. A peine entré, on est tout de suite frappé par le soin extrême accordé à la décoration. D’ampoules design pendues aux plafonds en bouquets de fleurs sur les tables, de photographies accrochées aux murs en housses de fauteuil cousues main : les bureaux de la société ressemblent à un loft post-industriel et chaleureux. « Nous sommes installés dans un ancien atelier d’artistes, qui avait déjà fait plusieurs fois l’objet de shootings pour le ELLE Déco. Nous avons voulu conserver le style cosy et vintage du lieu » nous confie Elisa Rummelhard, première salariée et aujourd’hui « Brand Love Manager » de la société. Pour cela, les fondatrices ont écumé les Puces de Saint Ouen et les brocantes parisiennes afin de dénicher meubles, mappemondes et autres tableaux qui viennent embellir les différentes pièces.

« Nos cuisines sont un lieu d’échange et de brainstorm privilégié »

Pièces maîtresses de My Little Paris, les cuisines sont des lieux de rassemblement et de convivialité que l’on retrouve à tous les étages. Pour ravir les papilles des salariés, une cuisinière a même été embauchée. « Les cuisines sont notre lieu d’échange et de brainstorm privilégié. Des idées y naissent chaque jour » raconte Elisa. Point d’orgue de l’intégration, c’est également en cuisine que chaque nouvelle recrue petit-déjeune avec la Fondatrice, Fany, et profite du « Pasta Day », repas spécial organisé pour les arrivants. Une recette qui plaît.

 

Idea Makers, Creative mornings & Megalab pour booster la créativité

La créativité de la start-up s’exprime au-delà de l’aménagement de ses locaux. « Elle a fait notre succès des débuts, et nous faisons tout pour l’encourager en interne » continue Elisa. Pour cela, My Little Paris a mis en place des rituels, s’inspirant notamment de ce qui se fait chez Google Outre-Atlantique. Quotidiennement, des partages d’informations et d’inspirations  se font sur le réseau social d’entreprise, « Facebook at work » – que My Little Paris est parmi les premiers à tester en France – ou sur leur blog interne  « Idea Maker». « Vidéos, dessins, articles, slogans : ces outils permettent de diffuser des sources d’inspirations. » Des creative mornings mensuels ont aussi été créés. L’idée ? Faire intervenir des personnalités inspirantes (chefs d’entreprise, artistes etc.) pour engager le débat avec les collaborateurs et partager leurs recettes de créativité. « Les profils des invités sont variés : François Morel, Apollonia Poilâne des boulangeries éponymes… et même un prêtre, venu nous expliquer comment renouveler son discours en parlant des mêmes sujets tous les dimanches » en sourit Elisa. Autre initiative : les megalab. Sortes de « mini-TEDx », ces évènements, organisés tous les mois, rassemblent le personnel autour d’une scène sur laquelle chacun est invité – s’il le souhaite – à venir présenter une source d’inspiration (livre, film etc.) dans son travail.

My Little Paris, capitale de l’esprit d’entreprise

Mais ce dont notre Brand Love Manager est la plus fière, c’est l’esprit « Little Paris » que la société a su conserver au fils des ans et de ses embauches. « Nous sommes partis de rien. Au départ, nos newsletters étaient envoyées depuis le canapé de Fany, et les premiers associés étaient payés en pizzas » avoue-t-elle, nous renvoyant à l’émouvante vidéo de l’illustratrice et associée Kanako sur ses débuts chez My Little Paris. Aujourd’hui, la petite start-up est devenue un ovni du web, récemment rachetée par Le Groupe Au Féminin. Pour autant, la priorité de la société est de conserver l’esprit de ses débuts. « Nous attachons beaucoup d’importance à entretenir notre culture d’entreprise, avec cette idée de « Work hard have fun » au cœur de nos valeurs. »

« Les bonnes habitudes ne se perdent pas, elles sont juste réinventées »

Pour illustrer son propos, Elisa décrit l’évolution de leurs Friday drinks : « quand nous étions une dizaine, Fany nous préparait des mojitos maison bien chargés dans nos locaux. Maintenant que nous sommes une centaine, une équipe de 3 personnes est spécialement déléguée pour organiser ces apéros du vendredi. Les bonnes habitudes ne se perdent pas, elles sont juste réinventées ». Tous les deux mois, des « projets secrets » ont également lieu. Le principe ? Une équipe orchestre un évènement exceptionnel tenu secret jusqu’au jour J. Dernier en date : une soirée d’entreprise très spéciale avec un apéro-ginguette au marché Saint Quentin, suivi d’une comédie musicale faite-maison au studio de l’Ermitage. A ces happenings s’ajoute le fameux culture book, un year book d’entreprise distribué à Noël. « Chaque année, toutes les équipes attendent avec impatience ce livre souvenir. Même mon père est pressé de me voir en photo dans le recueil » en plaisante Elisa.

Résultat de cette vie d’entreprise hors normes ? La génération Y se bouscule au portillon du 13 boulevard de Rochechouart. « Nous avons énormément de jeunes candidat(e)s. Pour un poste de chef de projet posté la semaine dernière, j’ai déjà plus de 500 réponses. Nous essayons d’y apporter autant d’attention qu’à nos lecteurs, et de tout faire pour qu’ils aient la candidate experience la plus agréable possible, avec notamment des règles d’embauche qui se rapprochent des working rules de Google. » My Little Paris n’a pas fini de grandir…

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