le 6 juillet 2017

Contrats courts en vue avec la réforme du Code du travail qui se dessine, baromètre Previsoft sur la santé au travail, salon Preventica sur la prévention et la QVT, tels sont les sujets qui animent cette nouvelle revue de presse et du web QVT.

Réforme du Code du travail : contrats courts en hausse, QVT en baisse ?

Si les médias n’analysent pas la réforme du Code du travail sous le prisme de la QVT, il est certain que la première pourrait avoir de forts impacts sur la seconde. En cause, l’expansion des contrats courts, peu compatibles avec une bonne QVT car porteurs d’insécurité psychologique pour les salariés.

Sous le titre « Réforme du Code du travail : la précarité pour tous ? », Libération (28 juin) s’inquiète de la « dérèglementation des CDD », du développement du « CDI de chantier » (ou CDI de projet, NDLR) et des règles encadrant les contrats courts « qui ne seront plus les mêmes pour tous mais dépendront, si les partenaires sociaux s’en saisissent, de chaque secteur professionnel ». Pour le quotidien, « cette volonté de l’exécutif de voir s’étendre les contrats courts, et donc la précarité, se situe à rebours des actions engagées ces dernières années par la plupart des gouvernements et des partenaires sociaux ».

Le site du quotidien Les Echos (28 juin) s’intéresse lui aussi de près à « l’extension des contrats de chantier » aux secteurs autres que le BTP, autrement dit au « CDI de projet ». L’article précise cependant que « le sujet a été ajouté dans la liste des domaines pour lesquels les accords de branche primeraient de manière impérative sur les accords d’entreprise ».

L’Express Entreprise (25 juin) questionne lui aussi le CDI de projet. S’interrogeant sur les secteurs qui pourront recourir à ce contrat, le rédacteur de l’article souligne aussi que celui-ci « ressemble à une entourloupe lexicale » car « il n’a rien d’un CDI » sa fin étant programmée et correspondant à celle du projet auquel il est adossé.

Santé au travail : baromètre PREVISOFT

La société PREVISOFT (groupe ATEQUACY) a publié les résultats 2017 de son baromètre sur la santé et la sécurité au travail, que la presse et le web n’ont pas manqué de commenter.

L’Express (19 juin) s’attache à un enseignement majeur du baromètre : « plus de huit entreprises sur dix recensent les risques professionnels pesant sur leurs salariés, mais un quart d’entre elles en restent là et n’ont pas mis en place de plan d’action pour prévenir et réduire ces risques ». À l’heure où on ne cesse de parler de burn-out, l’hebdomadaire pointe aussi que « moins d’une entreprise sur deux (48,3%) a réalisé un diagnostic des risques psychosociaux ou RPS ».

Site consacré à la protection sociale, Previssima (23 juin) salue des « résultats encourageants », mais liste les raisons pour lesquelles « des actions sont à intensifier ». Parmi celles-ci, le fait que « 35 % des entreprises n’assurent pas systématiquement des formations pour les postes à risques », ou que « 18 % des entreprises du panel déclarent ne pas avoir réalisé de diagnostic pénibilité ».

Sur le Compte Pénibilité, justement, les chiffres du baromètre font l’objet d’un éclairage approfondi sur le site du quotidien Les Echos. Le rédacteur relève que, parmi les 82% d’entreprises ayant effectué un diagnostic pénibilité, « 72 % ont eu recours au référentiel de leur branche », ce qui est surprenant quand on sait que très peu de branches ont proposé des référentiels. Pour le quotidien, « ces chiffres contredisent la position du patronat, pour qui le compte pénibilité n’est pas opérationnel car trop compliqué à mettre en œuvre ».

Prévention, QVT et technologies au salon Preventica

Pour l’Express Entreprise (19 juin), « la protection des salariés face aux risques psychosociaux » constitue le sujet majeur du salon Preventica. L’article cite le directeur général de celui-ci, Eric Dejean Servières : « Les entreprises se saisissent de plus en plus du sujet et dans le même temps on a des organisations de travail plus stressantes. La demande de solutions et d’innovation est très forte ».

Parmi les comptes-rendus dédiés au Salon, celui de BFMTV (25 juin) se concentre sur les nouvelles technologies qui « veulent améliorer la santé au travail ». Casque permettant de se déplacer sur un chantier virtuel et ainsi de se former à la sécurité, ceinture intelligente pour localiser et protéger les travailleurs isolés, petit boitier analysant la pollution de l’air sur site, sont autant d’innovations au service de la santé et la sécurité présentées en détail par le rédacteur.

C’est aussi au salon Preventica qu’a été présenté le projet Faber, dont fait état la Gazette des Communes (28 juin). Impliquant depuis 2012 plusieurs partenaires publics autour du CNFPT (Centre national de la fonction publique territoriale), ce projet visant à prévenir les risques psychosociaux chez les encadrants de proximité/intermédiaires et à créer des solutions pour améliorer la qualité de vie au travail a abouti à la création d’outils accessibles en ligne.

 

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