le 6 janvier 2017

Le sport pour muscler la QVT est une idée qui fait son chemin ! C’est ce qu’indiquent la sortie d’une étude, d’un ouvrage ou les récentes Assises Sports et Entreprises. Deuxième thème de cette revue de presse et du web QVT, les métiers présentant des risques de burn-out élevés et l’impact de l’activité choisie sur l’épanouissement. Quant au plan de QVT destiné aux soignants et annoncé par Marisol Touraine, il est regardé avec beaucoup de circonspection par les intéressés…

Le sport, quel souffle pour la QVT !

S’il est communément admis que le sport est bon pour la santé, il est moins connu qu’il l’est aussi pour l’entreprise. C’est pourtant ce que tend à montrer une étude de Décathlon pro dont le Figaro (15 déc) commente les résultats. Parmi de nombreux chiffres éclairants, on retiendra que, pour 83 % des sondés, l’approche sportive d’une entreprise en dit long sur son identité. Et que, pour 56 % d’entre eux, les entreprises qui se soucient de la valeur «sport» sont celles qui se soucient de leurs collaborateurs.

Blog hébergé par le Figaro, L’observatoire du sport business (14 déc) lie également pratique sportive et QVT en annonçant la sortie de l’ouvrage « Sport, Activité physique et Qualité de vie au travail », de Sylvain Landa. Directeur adjoint du think tank Sport et Citoyenneté, ce dernier a présenté son recueil sur les liens entre activités physiques et sportives et qualité de vie au travail lors d’une conférence organisée à l’Audencia Business School le mercredi 14 décembre.

Le sujet intéresse aussi l’Équipe, qui pose dans un article (23 nov) la question de « l’impact du sport sur le salarié et l’entreprise ». Le site du quotidien sportif revient sur les Assises Sport et Entreprises (22 nov) et sur le guide pédagogique du sport en entreprise réalisé par le CNOSF (Comité national olympique et sportif) qui y a été présenté. Parmi les objectifs de ce guide, aider les entreprises souhaitant mettre en place des initiatives de promotion de l’activité physique et sportive dans leurs stratégies et pratiques managériales.

Burn-out : les métiers à risque

Le burn-out apparaît réellement comme l’un des mots de notre temps à éradiquer. Dans quelles professions est-on le plus exposé ? Plusieurs supports se sont fait l’écho d’une étude de l’Autorité sanitaire américaine sur la question, reprise par la version britannique du magazine Marie-Claire.

Émanation de régionsjob, le site blog-emploi.com (2 déc) présente ainsi « les 17 métiers les plus susceptibles de vous mener au burn-out ». Les fonctions de conducteur de transports en commun, celles d’ouvrier et d’employé dans les services à la personne font partie du top 5. Le site rappelle qu’en France les agriculteurs, employés et ouvriers ont un risque de décéder par suicide deux à trois fois plus élevé que celui des cadres.

Sur le même thème, le Monde (7 déc) pose une question sur laquelle chacun a pu s’interroger un jour dans un article intitulé « Entre un métier fun ou safe, faut-il absolument choisir ? ». Parmi les nombreux et intéressants exemples de personnes ayant fait le choix de placer leur épanouissement avant la sécurité, le quotidien cite le cas d’un diplômé de l’Ecole des mines de Douai qui, après six ans dans le monde de l’industrie et un burn-out, a ouvert son cabinet de naturothérapie. « Mes revenus ont été divisés par 5 environ, mais mon sourire multiplié par 500 au moins », témoigne l’intéressé.

Reste, d’après le site radins.com (9 déc), que « si une liste des métiers [à risque de burn-out élevé] devait se faire en France, les métiers qui sortiraient en premier seraient sans doute les agriculteurs, les professionnels de santé, les chefs d’entreprises et les employés et ouvriers peu qualifiés ».

Réactions au plan de QVT pour les soignants de Marisol Touraine

 La réflexion de radin.com a du vrai en ce qui concerne les métiers de la santé en France, comme le confirme le plan que vient de dévoiler Marisol Touraine pour « soigner ceux qui nous soignent » et auquel nous avons consacré un article sur ce blog. Les réactions des soignants à l’annonce de ce plan se font entendre. Sur le site infirmier.com, un long article (7 déc) détaille le point de vue des syndicats et organisations qui, « après les paroles, veulent maintenant des actes ». Le site Pourquoi Docteur (6 déc) rapporte les doutes du Pr Bernard Granger, vice-président de l’Association Jean-Louis Mégnien, sur l’impartialité des solutions de médiation « lorsque quelqu’un se plaint d’être maltraité, qu’il existe des dissensions ou des conflits ». Le professionnel souhaite des médiations « claires, transparentes dans le cadre d’une procédure paritaire pour garantir son impartialité ». Le site jim.fr (journal international de médecine, 6 déc) se fait lui aussi l’écho de la circonspection des soignants, et se demande si la ministre n’est pas « dans le déni » en ce qui concerne le harcèlement. Sur le site de France Bleu (7 déc), un sujet audio témoigne de la défiance des personnels médicaux, par exemple dans le Vaucluse.

En attendant la mise en place des mesures du plan Touraine, rappelons que l’association SPS (soins aux professionnels de santé), suite à une enquête effectuée par Stethos parue en octobre 2016, vient tout juste de lancer un numéro vert destiné aux soignants en situation de détresse ou de burn-out.

Nous vous donnons rendez-vous en 2017 pour une prochaine revue de presse et du web sur ce blog. D’ici là, portez-vous bien !

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